Smileys

Voici toute une série de smileys pour illustrer vos comms ! ;-)

Il vous suffit de copier le code correspondant au smiley que vous avez choisi, et le l'écrire tel quel dans votre comm, avec le signe : juste avant et juste après. Ex : :0000:

A vous !

 

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Suite au commentaire de Laurence ici, et vu la longueur de ma réponse, voici une réflexion sur mon métier... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, il semblerait qu'aujourd'hui, j'ai quelque chose à dire... ;-)

Tu soulèves plusieurs points intéressants, Laurence : comment enseigne-t-on dans notre pays et qu'attend-on d'un enseignant, au juste ? Certains te répondront (et m'ont répondu) "juste de donner du savoir ", pour d'autres, ce sera "de me motiver, de me pousser à me dépasser", et pour d'autres encore (et notamment pour moi), ce sera les deux : enrichissement intellectuel
et personnel. En tout cas, chez nous, l'enseignement est conçu comme une démarche verticale : du prof vers les élèves, transmission de savoir à sens unique.

Or, il faut vraiment qu'une chose soit claire pour ceux qui n'ont jamais enseigné : cela n'est pas donné à tout le monde de pouvoir le faire. Cela demande une certaine tournure d'esprit, non pas une mais plusieurs façons de voir les choses, une gymnastique intellectuelle pour s'adapter à des modes de pensée différents, bref, même si l'on peut toujours s'améliorer, je pense vraiment qu'il y a des personnes qui ne pourront jamais être de "bons" profs, tout simplement parce qu'ils n'ont pas ce qu'il faut en eux.
Le problème c'est que notre concours de recrutement se focalise essentiellement sur nos connaissances intellectuelles et pas sur notre capacité à enseigner. Et c'est pourquoi, oui, on trouve hélas dans nos rangs des personnes qui sont arrivées là parce qu'elles possédaient un savoir certain, mais qui sont incapables de le transmettre à leurs élèves. Incapables de comprendre pourquoi leur message ne passe pas directement de leur bouche aux cerveaux des élèves, incapables de transmettre l'envie d'apprendre, incapables de faire fonctionner ces relations si particulières entre le prof et la classe, entre le prof et l'élève. Et pourtant, ces gens-là sont loin d'être des "incapables" dans leur domaine...

Je suis en outre foncièrement convaincue qu'enseigner ne se résume pas à dicter ses connaissances, que je ne suis pas là uniquement pour donner du vocabulaire et rappeler des règles de grammaire. Autant qu'ils prennent un livre, sinon...
Enseigner, pour moi, c'est arriver à atteindre chacun -ou, soyons modestes / réalistes - le plus grand nombre des élèves qui nous sont confiés, pour qu'un petit peu d'eux s'imprègne de ce que nous leur transmettons (et cela ne veut pas dire uniquement de nos connaissances mais aussi de notre façon de penser et d'agir) et que cela leur permette d'avancer dans la vie.

Et puis, il a la catégorie encore "au-dessus" : ceux qui ont l'enthousiasme chevillé au corps, qui vous entraînent avec eux dans leur monde, vous le font découvrir, et ce faisant, vous le font aimer. Cela demande une maîtrise des connaissances parfaite, une énergie immense, une patience sans faille, un don pour la communication. Bref, ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre quelqu'un comme ça... (et, très honnêtement, je ne pense pas appartenir à cette catégorie).
La prof que je remerciais dans l'article en question, elle, m'a paru y avoir entièrement sa place.
Cela méritait bien un salut, non ? :-)
ajouter un commentaire commentaires (16)    par profette
Vendredi 12 octobre 2007
publié dans : Réflexions
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(cliquez sur play pour écouter la chanson pendant que vous lisez l'article)

Je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de souhaiter quelque chose très très fort...
De prier pour que ça arrive... même si, comme Profette, vous n'êtes pas vraiment croyant...
De faire de mini-marchandages avec le sort : si j'obtiens ça, alors je ferai ça...

Et puis.... ça n'arrive PAS. Votre rêve ne se réalise pas.
Vous ne sortez pas avec le garçon qui vous fait rêver depuis des mois.
Vous ne réussissez pas votre diplôme.
Vous n'obtenez pas la promotion que vous vouliez.
etc etc etc...

C'est souvent dur à vivre, ces moments-là.
Amertume, sentiment d'injustice, colère, frustration, chagrin se mélangent.

Et puis...
Le Temps.

Le temps qui passe, qui atténue, qui fait oublier...

C'est alors qu'un jour, quelque chose vous renvoie à cet évènement-là et vous vous trouvez ramené au passé et à l'époque où vous vouliez de toutes vos forces concrétiser ce rêve.
Sauf qu'il ne vous fait plus rêver du tout, aujourd'hui.

Le beau gosse est devenu magasinier aigri... et grassouillet.
Comme vous n'avez pas eu votre diplôme, vous avez changé de voie... et rencontré votre mari.
Vous croisez dans la rue une ancienne collègue qui vous dit que la boîte a fermé et qu'elle est au chômage, alors que vous avez fondé votre propre entreprise et que ça marche fort.
etc etc etc


Et alors, un peu abasourdi, vous regardez en arrière avec reconnaissance et vous remerciez le sort ? / le ciel ? / Dieu ? / la vie ? / le hasard ? de ne pas vous avoir accordé votre souhait.

La chanson que vous écoutez parle de ces "prières non exaucées", et même si pour ma part, je remercierais plutôt le sort que Dieu, il n'empêche que j'aime cette chanson parce qu'elle me fait réaliser qu'il y a en effet beaucoup de choses dont je peux être reconnaissante qu'elles ne me soient pas arrivées...
Et si vous l'aimez, je vous parlerai de son auteur bientôt. :-)

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PS : Le prochain article est prépublié.

Il devrait paraître demain à 20h (l'heure n'est pas anodine... ;-) )
Car là, je me déconnecte pour au moins 48 heures... :-)
Bisous à tous
ajouter un commentaire commentaires (5)    par profette
Vendredi 29 juin 2007
publié dans : Réflexions
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EdT

  
 Bon, ce soir, je vais vous emmener dans le saint des saints, enfin presque, dans le bureau du proviseur adjoint…

    "Bonjour, monsieur le proviseur-adjoint", dîtes-vous d'un air enjoué, en faisant mine d'ignorer l'air hagard de ce dernier et le pan de chemise qui dépasse du pantalon…

    "Grmble", répond celui-ci. Il ne vous regarde pas et reste le nez plongé dans ses papiers. Puis il se passe la main dans des cheveux déjà bien hirsutes, en regardant d'un air désespéré son écran d'ordinateur. Il ne vous regarde toujours pas. [petite note à l'attention de ceux qui ne connaissent pas le proviseur-adjoint : il n'est pas méchant ou impoli, d'ordinaire. C'est même plutôt un gai luron, le reste de l'année … Mais là… On est en août et il travaille, c'est quelque chose qu'il a du mal à gérer… Et puis, tout simplement, il n'a pas intégré que vous étiez entrée dans son bureau…]

    "Je passais juste pour voir si vous aviez du nouveau, au sujet des emplois du temps…" Damn, ça y est, malgré vos bonnes résolutions, votre voix a chevroté sur les derniers mots… que vous avez presque chuchotés…

    Sursaut de la loque humaine en face de vous… "Les emplois du temps ???, rugit-il, mais malheureuse, vous croyez quoi, que je vais pouvoir vous les donner, comme ça, alors que je ne vais même pas pouvoir les rendre le jour de la pré-rentrée ???

- ah oui, c'est à ce point ?", murmurez-vous, compatissante… (ben oui, elle vous fait un peu pitié, la cigarette sur patte, quand même).

- Tenez, regardez, voilà ce que je vous ai prévu, à vous !… Mais de toute façon, ça va pas coller, hein, je vous préviens…"

    Ca, pour pas coller… Ca colle pas, c'est sûr…
Vous qui aviez demandé le mercredi pour vous occuper des enfants, là, bingo, vous faites 6h de cours ce jour-là !

Et mais, oh… c'est quoi, ça, il a prévu deux heures avec les secondes… Et elles sont où les heures de modules ? Vous lui posez la question, pensant qu'il s'agit juste d'un code de couleur que vous n'avez pas compris… Il promène son regard de la feuille à l'écran et de l'écran à la feuille. Puis recommence… Puis envoie voler toutes ses feuilles à travers la pièce…

    Vaillamment, vous battez en retraite en lui souhaitant bonne chance, qu'il a juste besoin de temps pour y arriver, que vous ne le dérangez pas plus longtemps…
Hélas, il est trop tard. Des trémolos dans la voix, le proviseur-adjoint vous confesse que la mise en place des emplois du temps le dépasse, que c'est une tâche impossible, qu'il va devenir fou… C'est un peu embêtant, quand même, parce que, quand on y réfléchit, c'est finalement le principal boulot du proviseur-adjoint ; son plus gros truc à gérer de toute l'année, quoi…

    Vous essayez de lui remonter le moral, et demandez, innocemment : "mais, vous n'avez pas de logiciels pour les Emplois du temps ?"… Rire amer du proviseur-adjoint… "Ils arrêtent pas de m'envoyer des mises à jour, et puis du coup, je dois tout recommencer !"… De rage, il clique sur une fenêtre et vous montre : "j'en suis à la 12ème version des emplois du temps, vous voyez bien !!!"… Atterrée, vous voyez bien, en effet : c'est un bazar monstre dans ses dossiers mais on distingue très clairement les dossiers "Edt 1, Edt 2, Edt 3…" etc… jusqu'à "Edt 12".

"Et puis il y a ces foutues barrettes de langues, les transports en commun, une heure minimum pour la cantine", énumère-t-il, effondré. "Moi, je vous le dis, ça va être un beau b*****, cette rentrée…".

 
    Et vous confirmez, ce sera bel et bien le cas !

    D'y repenser, vous en riez encore… Car le jour de la pré-rentrée, vous vous aperçûtes, vous et les autres professeurs, qu'il était apparemment possible, enfin… que le proviseur-adjoint était capable de vous attribuer deux classes en même temps (dans des salles différentes, hein, tant qu'à faire), ou, plus rigolo, d'attribuer une même classe à deux professeurs, voire de ne pas attribuer d'anglais du tout à l'une des classes de première… Au total, seuls quelques emplois du temps sur la totalité de ceux distribués seraient viables…

 

    Heureusement, grâce à l'intervention de Super Proviseur-Adjoint du Lycée Voisin, le miracle s'accomplit : des emplois du temps cohérents, tenant compte d'un à deux vœux pour chaque professeur en même temps que des besoins des élèves furent conçus…

    Enfin, l'espoir était né pour des milliers de professeurs : oui, il était possible de tenir compte des réalités familiales de chacun sans que les élèves n'aient à en pâtir; oui, il était possible de conjuguer efficacité et préférences personnelles; oui, il était possible d'adapter les horaires des classes à des situations géographiques ou des obligations professionnelles particulières.
(Ce paragraphe est à lire avec en fond sonore, la musique du moment où le héros fait un discours enthousiaste qui culmine dans un tonnerre d'applaudissements).

Le seul problème, c'est qu'on ne sait pas ce qu'est devenu Super Proviseur-Adjoint du Lycée Voisin depuis… :-(

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    Cette "anecdote" a véritablement eu lieu, rien n'a été inventé.
    J'y ai repensé récemment car une journaliste du Monde de l'Education a "interviewé" plusieurs profs de la blogosphère, dont votre Profette, pour un article sur les emplois du temps, à paraître dans un prochain "Monde de l'Education".

    C'est un sujet tellement vaste que je ne savais pas par quel bout l'aborder, mais ce que je voulais absolument faire passer, c'est à quel point les Edt sont importants pour les profs : ils déterminent vraiment nos conditions de travail pour toute l'année, mais pas seulement. Ils ont aussi des répercussions importantes sur nos conjoints, nos enfants, nos activités sociales…

    C'est quand même l'un des plus grands avantages de ce métier, que d'avoir ces 18 et quelques heures réparties sur la semaine. C'est pour cela que les professeurs défendent becs et ongles leurs droits à des emplois du temps compatibles avec leurs situations personnelles : on ne gagne quand même pas beaucoup d'argent (Profette gagne environ 1 700 €/mois) par rapport au niveau d'études demandé, alors si l'un des avantages principaux nous file entre les doigts…

(ceci dit, je suis d'accord pour faire plus d'heures de présence dans mon établissement, afin que les élèves et/ou leurs parents puissent me rencontrer plus facilement.)

Voilà, chers amis bloggeurs, profs ou pas, j'attends vos commentaires sur ce sujet... et sur mon pauvre Proviseur-Adjoint bien sûr ! :-))))

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Dimanche 27 mai 2007
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Vous l'avez sûrement appris aux infos, ENCORE une fusillade liée au milieu scolaire aux Etats-Unis...
J'ai encore en mémoire les scènes de "Bowling for Columbine", j'en frissonne rien que d'y repenser...

Mais j'ai appris une nouvelle encore plus choquante ce soir.

Ah, si, j'insiste, ça m'a encore plus consternée que la première...

C'est la solution proposée pour sortir du problème de la violence à l'école.

Non, vraiment, je suis atterrée qu'un sénateur puisse sortir de telles... monstruosités... (je reste polie).

Alors figurez-vous, chers collègues enseignants, et vous qui passez sur ce blog pour voir comment vivent les profs en captivité, figurez-vous, donc, que la solution proposée par un sénateur Républicain de Las Végas, c'est...
d'armer les professeurs...

Alors là, vraiment, chapeau...
Ca, une idée brillante comme celle-là, je ne l'aurais jamais eue...
D'ailleurs, ce sénateur si intelligent s'appelle... Beer... c'est presque trop beau pour être vrai...

Et quand je pense que l'on va débattre de son idée...
Parfois, la connerie du monde me rend malade ! (non, finalement, j'y arrive pas, à rester polie).

Pour ceux qui auraient du mal à croire tout ça, voici un lien vers un article en anglais qui mentionne les propos de ce... pauvre type sponsorisé par le NRA1 (oui, je sais, là je suis carrément passée à l'insulte), que je me refuse à citer ici...

Ah, non, vraiment, j'en ris...
Mais j'ai aussi fortement envie de pleurer...
Le stress des exams, sans doute...

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1 National Rifle Association, un lobby très puissant aux USA.
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Lundi 16 avril 2007
publié dans : Réflexions
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