Smileys

Voici toute une série de smileys pour illustrer vos comms ! ;-)

Il vous suffit de copier le code correspondant au smiley que vous avez choisi, et le l'écrire tel quel dans votre comm, avec le signe : juste avant et juste après. Ex : :0000:

A vous !

 

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Oh la la, ça fait 7 jours que je n'ai pas publié de nouvel article, pas répondu aux comms, rien du tout, vous devez en avoir marre de lire le chapitre 11 !

Faut dire, j'ai été un peu occupée à organiser la fête d'aujourd'hui, j'avais une 30aine d'invités, et je viens tout juste de finir de ranger après leur départ. C'était super chouette, j'ai adoré cette journée et je bénis le ciel pour nous avoir donné le temps qu'on a eu !!!

...
Hmmm ?
Vous dites ?

Ah vi, vous êtes un peu verts de ne pas avoir été invités... Eh oui, je vous comprends...

Qu'à cela ne tienne !!!

Je vous invite tous à un gigantesque BARBECUE VIRTUEL, le dimanche 22 juin à partir de 20h30 et jusque... tard.

Hmmmm ?
Vous ne savez pas ce que c'est qu'un "gigantesque BARBECUE VIRTUEL" ?
Normal, je viens d'inventer le concept (que je sache) ! :-p

Alors voilà : le 22, à 20h30 précises, je publie l'article sur le BBQ. Cet article, au fil des heures, se verra agrémenté de "goodies", il vous faudra donc réactualiser la page régulièrement, et comme je répondrai à vos comms en "temps réel", ça fera un peu "tchat". ;-) J'ai prévu des trucs assez rigolos, mais j'enlèverai tout ça après le "barbecue", donc seuls les "invités" y auront accès...

Voilà, j'espère que vous serez nombreux à venir ce soir-là ! ;-)
Mille bisous à tous.


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Dimanche 1 juin 2008
par Profette publié dans : Le billet du moment
Il a mis plus longtemps que prévu à être écrit car ça n'a pas été un chapitre très facile à revivre... Je réalise avec étonnement que l'amertume est toujours là (et pourtant, ça fait, pffffiou, plus de 10 ans déjà...)...
Sur une note plus drôle,
sachez que je vous fais grâce des chapitres "Profette et les Nausées du Matin" ou "Profette, la Vessie Pleine et le Cours de Deux Heures"... Mais il serait bien que vous gardiez en tête les inconvénients d'une grossesse en toile de fond des aventures prof-éthiques (ah ah) de Profette ...

 

Bref... Reprenons...

 

Chapitre 11

Comment avait-elle pu penser qu'elle serait une bonne prof ? C'était une catastrophe. Elle était une catastrophe.

Elle n'arrivait tout simplement pas à concevoir des cours comme Sainte Tutrice et l'IUFM les décrivaient, et elle avait constamment l'impression de devoir jongler avec les préparations de cours, ses journées à l'IUFM, les corrections des copies et les diverses corvées administratives, les yeux constamment fixés sur ces balles en mouvement en sachant pertinemment que l'une d'entre elles allait tomber et que toutes les autres suivraient. Ou de marcher sur une corde raide, séparant d'un côté la prof et la stagiaire, et que l'équilibre entre les deux était de plus en plus difficile à maintenir et qu'elle effectuait de plus en plus de grands mouvements déstabilisants entre l'un et l'autre.

Et bien sûr, un jour, elle finit par tomber...


C'était sa "première visite d'inspection". Celle où l'IPR ou un membre assermenté de la confrérie iufmesque vient pour conseiller le stagiaire en vue de la visite de validation, bref une "petite" visite préparatrice. Mais il faut bien sûr monter tout un dossier présentant la classe, une séquence "béton" et une séance où le "rituel" de classe fonctionne parfaitement. Et la classe qui a été choisie, c'est l' "Aquarium", la fameuse classe silencieuse de Profette, celle où elle alterne entre la colère, l'impuissance, la compassion et le découragement...

Petit flashback sur ladite classe : après le premier cours affolant, vinrent les cours suivants, atroces. L'ennemi de Profette, le silence, est toujours là, et il a été rejoint par un complice cruel et dévastateur, le blanc sur la page.

Lorsque Profette a préparé son premier devoir avec la classe, elle a volontairement fait un devoir plutôt "facile", avec des questions simples de compréhension, elle a donné tous les outils en classe pour le réussir et a même fait une séance de révision juste avant. Elle est donc confiante lorsqu'elle s'installe pour corriger son paquet de copies. Rien ne l'a préparée à ce qu'elle va y trouver. D'abord, il y a des copies blanches. Des copies entièrement blanches. Les élèves n'ont même pas coché une case pour les questions à choix multiples. Et lorsque la copie n'est pas blanche, elle obtient des phrases comme : "there is an unaccustomed in the tonight". Ce qui donne quelque chose comme "il y a un inaccoutumé dans le ce soir".

Profette est horrifiée Elle avait bien vu que le manque de participation à l'oral n'était pas le fruit d'une hostilité marquée, mais elle n'avait pas vraiment considéré la possibilité que les élèves ne parlaient pas tout simplement parce qu'ils ne savaient rien dire... On était en première, quand même, là...

Profette contemple, effondrée, ces copies infamantes.  Ses copies. Car le ratage des élèves est aussi le sien.

Pendant tout un week-end, Profette va agoniser sur la suite à donner à son premier devoir. Si elle l'annule, elle perd la face, elle perd de la crédibilité en tant qu'enseignante... Déjà qu'elle a l'impression quelle n'en a pas beaucoup, avec cette classe... D'un autre côté, elle ne peut pas rendre ce devoir tel quel et faire comme si de rien n'était. La moyenne de la classe est de 5 et elle a 4 zéro. C'est un échec cuisant pour elle, mais surtout pour les élèves.

Et c'est là qu'elle a le déclic. Il ne s'agit pas que d'elle.

Que peut-il bien se passer dans la tête d'un élève qui a abandonné la bataille à ce point, qui baisse les bras comme cela ? Profette ne peut pas leur infliger cet échec supplémentaire. Elle essaie de reconsidérer son cours en en changeant la perspective. Elle n'est plus la prof, elle est l'élève. Elle est une élève qui a connu plusieurs difficultés dans sa scolarité et qui n'a plus forcément envie de faire d'efforts, qui se considère comme nulle, qui a peur du regard des autres élèves, qu'elle sent souvent hostiles à son égard, qu'elle craint sarcastiques. L'anglais : à quoi bon ? Les études : pour aller où ?

D'un coup, les regards vides s'expliquent, l'attitude "en dedans" aussi, et Profette trouve la première clef à un enseignement motivant et réussi. La clef, c'est de considérer les cours des deux perspectives : celle de l'enseignant, certes, mais aussi, en égale mesure, celle de l'élève. L'élève, au singulier. Et c'est cela la deuxième clef que Profette va rajouter à son trousseau, la personnalisation des cours. En effet, Benoît n'a pas les mêmes besoins en langue, ni les mêmes réactions que Fouzia. Si un tronc commun est nécessaire, les objectifs individuels le sont aussi. C'est d'ailleurs cela qui sauvera Profette dans sa rencontre avec les Monstres (lire "Profette et les Têtes à Claques", à paraître).

Profette sent qu'elle a découvert quelque chose d'important, avec cette théorie, que cela peut tout changer avec sa classe. L'inconvénient, c'est qu'elle a perdu beaucoup de temps à comprendre cela, et que du coup, faire machine arrière et changer ses façons de faire et les habitudes des élèves, va s'avérer très laborieux. Pour une fois, les avis des formateurs IUFM sur l'importance des premiers cours vont s'avérer fondés : c'est au début de l'année que l'on peut instaurer une dynamique de classe, il est très très difficile de changer cette dynamique en cours d'année. Et donc, les "nouveautés" mises en places par Profette à la suite du Devoir Raté vont être accueillies avec une méfiance et un recul qu'elle aura beaucoup de mal à vaincre. En tout cas, lorsqu'elle prépare sa visite d'inspection, c'est avec un cœur lourd et l'impression d'aller à l'abattoir. Certes, les "objectifs personnalisés" qu'elle a mis en place avec ses élèves commencent à porter leurs fruits. Anitra a peut-être eu un 3/15 à son devoir, mais un 5/5 à ses objectifs, ce qui porte sa note à 8/20 et elle dira à Ste Tutrice, qu'elle a en remédiation, qu'elle est sacrément fière d'avoir tenu ses objectifs. Ste Tutrice est bien obligée de reconnaître que l'élève se met enfin au travail, donc de là à penser qu'il y a peut-être un lien avec les idées saugrenues de sa stagiaire... De même, maintenant Profette n'a plus de copies blanches, chacun essaie de faire son maximum pour ne pas laisser de questions sans réponses. Les notes ne volent toujours pas haut, mais elle ne met plus de zéro.

Mais le silence, elle n'a toujours pas réussi à le combattre et les cours semblent s'enliser dans un monologue sans fin dont elle ressort à chaque fois complètement abattue. Mais elle s'acharne, elle propose des mini-sondages sur les activités qui plaisent aux élèves, elle ajoute de petits "interludes" oraux sur les sujets qui leur tiennent à cœur et la parole semble parfois se débloquer, même si très vite le recours au français vient gâcher les efforts. En tout cas, elle essaie vraiment, avec l'énergie du désespoir, de sortir de ce schéma de l'aquarium, mais en vain...
La visite arrive et c'est avec un cœur lourd que Profette pousse la porte de sa salle de classe, pour y affronter l'habituel silence des élèves et les regards inquisiteurs de deux profs aguerries. Et ce n'est pas le contenu de son cours qui va la rassurer... Il a été élaboré sous l'égide de Ste Tutrice et Profette se sent très mal à l'aise de devoir assurer un cours qui ne lui correspond pas.


Elle lève les yeux vers ses élèves, bravement, et commence son chemin de croix. Et c'est là que le miracle s'accomplit. Les élèves parlent. Tous. Ils lèvent la main, font des efforts désespérés pour formuler des phrases à peu près cohérentes, se battent courageusement (parfois vainement) contre la grammaire anglaise et elle lit dans leurs yeux une solidarité totale avec elle.


Profondément émue, Profette fait son premier vrai "cours" avec cette classe. Elle est fière d'eux, fière de leurs efforts. Le courant passe entre elle et eux, un vrai travail d'équipe. Certes, ce n'est pas parfait, certains veulent tellement participer qu'ils ne prennent pas le temps de réfléchir à leurs phrases et leurs réponses sont souvent fausses. Mais ce n'est pas grave, les progrès sont énormes de toute façon.

A la fin du cours, Profette a la sentiment du devoir accompli. Les élèves quittent la salle un à un en lui adressant un sourire d'encouragement et de connivence. Ils ont la tête haute, ils sont fiers d'eux, c'est la première fois qu'elle les voit comme cela. Cela lui réchauffe le cœur. Elle se retourne vers la visiteuse de l'IUFM et sa tutrice, confiante, radieuse. Elle se retrouve face à deux visages soucieux, à la mine atterrée...

"Bon, nous allons procéder à l'entretien", soupire la formatrice. Inquiète, Profette s'assoit face aux deux femmes. En quelques secondes, sans même s'en rendre vraiment compte, elle passe de l'autre côté de la barrière : de prof, elle devient élève. Une élève qui va manifestement devoir rendre des comptes, pas être encouragée à progresser. Une élève immédiatement mise en accusation.

"Alors, en vue d'ensemble, nous dirons que le gros souci qui vous concerne, c'est votre total manque de maîtrise des outils pédagogiques..." Le ton est lancé, l' "entretien" va se poursuivre pendant 30 mn, pendant lesquelles la formatrice va systématiquement pointer du doigt les défauts de Profette. Des défauts que Profette ne se connaissait pas, des défauts qui ne lui paraissaient pas si graves, des défauts qu'elle croyait pardonnables car dûs à son inexpérimentation, etc... En tout cas, elle ne s'attendait pas à ce déluge de critiques et, perdue, elle adresse un regard affolé à sa tutrice, cherchant son aide. D'autant que la visiteuse s'est lancée dans une critique du contenu du cours, or ce contenu est directement imputable à Ste Tutrice. Mais Ste Tutrice est bien trop occupée à opiner de la tête, s'alignant symbiotiquement avec la formatrice. Courageusement, Profette essaie d'expliquer le profil de la classe, et, à nouveau, elle quémande du regard le soutien de sa tutrice. Celle-ci, qui commence à être embarrassée de la critique assassine de Profette, tente de confirmer les efforts des élèves et les progrès de la classe. "Ah mais je reconnais bien volontiers qu'il y a un bon climat entre vous et vos élèves, c'est même la seule chose que vous ayez réussi à démontrer aujourd'hui, Mademoiselle. Mais le contenu de votre cours est par trop insuffisant. Où sont vos objectifs, où est l'interaction entre les élèves, le "classroom English" ? Vos élèves ne sont même pas capables d'aligner deux phrases correctes en anglais", ajoute-t-elle dédaigneusement...


Sonnée...

Profette est sonnée après cette visite.

Elle ne sait plus du tout où elle en est. Comment son intuition et le regard de la formatrice peuvent-ils différer à ce point ? Comment faire pour arriver à ce que l'on attend d'elle ? Car, ne nous leurrons pas, aucun conseil pratique n'est venu étayer l'entretien... C'est bien joli de critiquer, mais finalement, rien de concret ne ressort de cette visite, rien n'est mis en place pour l'aider, la pauvre stagiaire en péril...
Petit à petit d'ailleurs, la colère, salvatrice, envahit Profette.

Elle va grossir, s'enfler, et c'est grâce à elle que Profette va trouver sa voie... Dans la rebellion.


A suivre...

Lien vers le chapitre précédent

Lien vers le tout premier chapitre

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Vendredi 23 mai 2008
par Profette publié dans : Récit

C'était l'année dernière.

C'était la rentrée.

Je me souviens, je pouvais sentir le souffle chaud du vent et la caresse du soleil, entendre le clapotis de la mer et le bruissement des palmiers.

Je rentrais dans la salle des profs et j'y trouvais THE collègue. Vous savez, celui à l'air nonchalamment sarcastique, qui vous fait rire en vous racontant les déboires de sa classe mais dont vous percevez l'affection pour ses élèves. Et l'amour de son métier.

Il a un don. Celui de vous faire vivre ses aventures. Il sait d'un mot vous mettre dans la situation, le langage coule, fluide, et mine de rien, vous voilà embarqués dans sa vie, dans ses amours... Dans ses emmerdes, comme dirait Aznavour.

Le hic, c'est que petit à petit ce collègue a déserté la salle des profs. Et si au départ, prise dans mon tourbillon frénétique, je n'ai pas vraiment réalisé qu'il se préparait à partir, très vite son absence s'est fait ressentir. Jusqu'à ce jour où, à mon arrivée dans la salle des profs, j'ai vu que la salle tout entière avait disparu.
Certes, sans lui, de toute façon, elle était déjà bien mélancolique. Mais de ne plus se retrouver, avec les "collègues", pour évoquer son souvenir, pour lui écrire des messages de soutien, des plaidoyers pour son retour, des taquineries pour le faire réagir, ce fut douloureux.


Mais je n'étais pas la seule à avoir ressenti ce vide. Et un jour, la plus fidèle d'entre nous a eu l'idée de réunir une partie de ceux qui regrettent son départ et qui souhaitent avoir le plaisir de le relire.


L'opération, lancée par Michèle, s'appelle "Myster et Boule de Gomme"... Ceux qui me lisent depuis longtemps comprendront donc que je parlais de mon Mysterounet et de sa Salle des Profs virtuelle.


Voilà donc la mission qui nous a été assignée :


Vous avez connu L.Myster. Il a disparu depuis trois mois maintenant. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de composer un portrait de L.Myster afin que nos services puissent le retrouver.

Deux possibilités s'offrent à vous :

1) Après être entré des dizaines ou des centaines de fois dans la "Salle des profs", sans jamais avoir vu une seule image de "Myster", pourriez-vous le décrire à partir de vos souvenirs ? Toutes les formes sont acceptées: prose, haïku, chanson, montage photographique, dessin...

2) Texte à contrainte : Composer une histoire de préférence humoristique et tendre à l'image de son inspirateur en y incluant les mots: Gauguin, bleu, requin, pupitre, galettes, ciré, cocotiers, Pont-Aven, scooter.

Votre équipe est composée de dix personnes, naviguant sur plusieurs blogs. Monsieur L. devra chercher dans tous les blogs les éléments qui lui permettront de reconstituer le message secret qui lui est adressé.
Si vous-même ou une personne de votre équipe venait à être découverte ou capturée, nous nierons avoir eu contact avec vous. Ce message s'auto publiera dans 30 secondes.


Je vais donc essayer de m'acquitter de ma tâche, en espérant vraiment que nous arriverons, à nous tous, à faire réagir ce monsieur très très discret depuis quelques temps.

Trop longtemps. 


Sujet n° 2


Il était une fois, au larges des plages de Sydney, un requin pas comme les autres, qui s'appelait Gauguin. C'était un requin bizarre, car il aimait s'asseoir à son pupitre pour y dessiner pendant des heures. Ce qui passait mal auprès des autres requins, pour qui l'occupation majeure consistait à aller croquer les jambes de quelque Australien en quête d'adrénaline.

"Mais viens, viens donc t'éclater avec nous", lui disaient-ils. Mais non, rien à faire, Gauguin restait là, bien sagement, à dessiner. Et que peignait-il ? Point d'humains bien en chair, ou de membres sanguinolents ! Non, des fars bretons et des galettes ! Car notre héros avait en outre la curieuse lubie de visiter les côtes bretonnes, ayant lu tout un tas de livres sur les artistes de Pont-Aven, dont il enviait le génie. Oh, certes il était plutôt doué lui-même, mais son talent restait limité du fait qu'il était un requin, déjà (et je ne sais pas si vous avez déjà essayé de peindre avec une nageoire, mais c'est très, très difficile, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle la plupart des requins ne peignent pas), et puis aussi, parce que sa palette étant réduite au bleu, il se lassait un peu de la couleur de ses toiles... "Ah que n'ai-je la possibilité de me transformer en homme", soupirait-il souvent à la pleine lune. Or, un soir, celle-ci étant de bonne disposition, et étant un peu artiste à ses heures elle-aussi (qui n'a jamais considéré un clair de lune comme un petit chef d'œuvre ?) bref, la lune, disions-nous, décida d'accorder à Gauguin son plus cher souhait. "Mais, lui dit-elle, tu devras impérativement enfiler un ciré aux premières gouttes de pluie, sous peine de te retransformer à nouveau en requin, et de façon définitive, cette fois". Et voilà notre compère, ravi, métamorphosé en jeune homme. Enfin, il peut peindre avec du rouge, du jaune, du vert. Les couleurs éclatent sur sa toile, il est heureux. D'autant que ses pérégrinations l'ont mené dans des endroits magnifiques. Et finalement, dans ce Pont-Aven mythique qui l'avait tant fait rêver... Mais une fois en Bretagne, notre jeune peintre, terrifié à l'idée que la moindre petite goutte de pluie ne ruine son bonheur parfait, se trouva affligé d'une profonde dépression, confiné qu'il était, à ne pouvoir mettre le nez dehors. Un jour où un ami lui avait prêté un scooter, pour qu'il puisse gagner un orage de vitesse et rentrer se mettre à l'abri, il vit une goutte d'eau osciller au bord de son large chapeau. Paralysé par la peur, il se jura que si la goutte ne l'atteignait pas, il quitterait ces lieux maudits et partirait vivre dans les contrées lointaines, sous les cocotiers.

La goutte hésita, vacilla... pour aller finalement se perdre dans les replis de son ciré.

Alors Gauguin se rendit vite, très vite dans les plus belles des îles.
Et on raconte qu'il y est toujours...

FIN



Liste des participants à l'opération :

Adèle

BBKmel

Cathy

David

Michele/Laurence

Naturella

régis : invité sur le blog de BBKmel

Rosa

Sylla

 
 

 

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Lundi 19 mai 2008
par Profette publié dans : Les chouchous de Profette
Une copine m'avait envoyé ça il y a quelques temps, je viens de le redécouvrir en faisant du ménage dans mes mails et j'ai à nouveau bien ri en le lisant...
Maintenant que je suis en mode Privilège, je peux vous le mettre en ligne, alors Enjoy ! :-)



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Mercredi 14 mai 2008
par Profette publié dans : Le Jeu débile de la semaine
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