Bon, je vous avais prévenus, j'ai craqué. Je ne résiste pas à un challenge, c'est plus fort que moi. Et puis aussi, j'aime me
glisser dans la peau d'un personnage, parler avec sa voix, penser ses pensées. Enfin, il y a Louis, un nouveau venu dans ma communauté de fans adorés et qui m'a intéressée avec son personnage,
Martin, et son bar chaleureux, coloré et vivant.
Alors j'ai répondu à son invitation et ai imaginé une "brève" à ma façon et à la sienne... Je vous mets la moitié ici, pour lire l'histoire complète, rendez-vous chez lui : je pense qu'il a prévu
de la mettre, quand il aura une minute... ou qu'il en aura marre d'être harcelé par ceux qui veulent connaître la suite... ;-)
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'Tain.
Va me falloir un verre, là.
Ou plutôt la bouteille, si je peux la soutirer à ce grippe-sous de Roger sans avoir à m'endetter à vie…
'Tain d'Europe, tiens, je voyais déjà pas l'intérêt, mais là c'est carrément devenu la chose à flinguer. Ah si je les tenais, moi, les
gars de Bruxelles, ils feraient moins les cons sur leurs sièges dorés. "Tu disais quoi, déjà, sur la culture européenne ?", que je rugirais au type coincé sous mon épaule, avec son nez en sang.
Ah, sûr qu'il y réfléchirait à deux fois avant de lancer ses "mémos" sur les échanges internationaux…
Mais pour l'instant je suis coincé. Le patron l'a dit, "Martin, il va falloir vous y mettre ou c'est la porte." A deux doigts que
j'étais de la claquer. Mais quelque chose m'a retenu. P'têtre bien que je commençais à en avoir ma claque du chomdu.
Bref.
Me voilà devant le bar et je sais pas comment l'annoncer aux copains sans avoir l'air d'un con.
'Tain.
Je pousse la porte avec ma tronche des mauvais jours, histoire de les avertir qu'il va pas falloir me gonfler ce soir.
Ils sont là, les potes, grandes gueules et verbe haut, comme d'habitude.
Evidemment, avec l'intuition affinée par les tournées successives (ou alors parce que je fais tellement la gueule que pour louper qu'il
y a un problème, faut avoir été tabassé à la barre de fer juste avant), ils m'ont sauté dessus :
"Qu'est-ce qui t'arrive, vieux ?
-… (regard noir)
- Hé, Roger, apporte quelque chose à Martin, ça urge !"
Bon, au bout du troisième verre, ça va un poil mieux.
"Vais devoir prendre descouanglais, que je marmonne très vite.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ? demande Michel à Joël
- Il a parlé de couilles, je crois", intervient Arobase, qu'on n'avait pas sonné
Je le fixe avec mon air que j'ai quand je vais mordre et il se recroqueville sur son siège.
Les autres attendent, ils savent bien que je vais finir par cracher le morceau.
(to be continued ici)
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