Smileys

Voici toute une série de smileys pour illustrer vos comms ! ;-)

Il vous suffit de copier le code correspondant au smiley que vous avez choisi, et le l'écrire tel quel dans votre comm, avec le signe : juste avant et juste après. Ex : :0000:

A vous !

 

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Je sors d'une semaine marathon, où j'ai du donner de ma personne dans tous les "rôles" de ma vie : maman, épouse, femme, prof, fille, amie, soeur (ah non, tiens c'est vrai, on n'a pas fait appel à moi, là, ouf !)

Vous savez comme parfois, un domaine canalise toute votre énergie, requiert toute votre attention ? Eh bien là, c'était situation d'urgence dans tous les domaines à la fois !

Alors j'avoue, cette semaine j'ai envié les célibataires, sans enfant, orphelins si possible, et en vacances en plus !! :rolleyes:

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Dimanche 12 février 2006
par profette publié dans : Le billet du moment

Un article d' Emy and the peanut m'a fait penser à cette lutte constante contre la triche qui est parfois notre quotidien...

Je me rappelle d'une mère d'élève, offusquée que j'aie "traumatisé" (dixit) son fils parce que je n'avais autorisé qu'un seul stylo en devoir et pas de trousse sur le bureau. A ma remarque, "vous ne croyez pas que s'il a été à ce point "traumatisé" c'est parce qu'il avait mis un papier avec des réponses dans sa trousse ?", elle avait répondu : "mais madame, vous ne pouvez pas empêcher les enfants de tricher !!"... Dingue, non ?
Mais véridique...

Bref, si, j'essaie, car outre le fait que celui qui triche n'apprend pas son cours (même s'il passe tellement de temps à préparer ses "pompes" parfois, qu'il aurait finalement plus vite fait de l'apprendre...), je ne supporte pas de féliciter un élève pour sa réussite au devoir et de découvrir ensuite qu'il a triché...

Donc, voilà mes techniques anti-triches les plus efficaces :

- si après avoir ramassé un devoir maison style "expression écrite", je trouve deux copies identiques, je partage la note en deux, car il n'y a bien qu'un élève qui a travaillé... En général, la fois d'après, celui qui avait fait le travail ne souhaite pas renouveler l'expérience de prêter celui-ci à un copain...

- pour les Interros de vocab, je fais parfois deux sujets, je les intercalle dans la pile, que je distribue sans rien dire... Donc, le premier qui remarque "eh, mais c'est pas le même devoir !", je le remercie d'un ton sec de m'avoir informée qu'il avait louché sur la copie du voisin... Là, il pique un fard et en général, les autres n'essaient pas de tricher pensant que c'est "perdu d'avance"...

- mais ma plus grande stratégie, c'est de me mettre au fond de la salle pendant toute la durée du devoir... Là en général, ils ne peuvent pas voir si on les regarde et donc c'est bien pratique pour moi...

 

Voilà, avez-vous des stratégies complémentaires ? Quelle est votre attitude vis-à-vis de la triche ?

J'attends vos commentaires... Et bonnes vacances à ceux qui ont la chance d'y être déjà !!

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Dimanche 5 février 2006
par profette publié dans : Ca marche !

Ca m'énerve, mais alors qu'est-ce que ça peut m'énerver quand les élèves ne viennent pas parce qu'une grève a été annoncée à la TV !!

J'explique : j'habite à 75 km de mon lieu de travail, ma fille a été malade cette nuit (donc pas grande forme pour elle ce matin et grosse fatigue pour moi) et au lieu de "prendre" ma journée, je donne du doliprane à ma petite chérie, je mange deux kiwis et je mets la radio à fond pendant le trajet pour aller faire cours !

Pourquoi ?

- j'avoue être un peu lasse des grèves, et je n'étais pas vraiment au courant sur le but de celle-ci.

- j'ai beaucoup de mal à modifier une séquence une fois que je l'ai planifiée.

- j'avais réservé la salle info pour un cours, et TV + magnéto pour l'autre et je savais qu'il ne serait pas facile de retrouver un autre créneau.

- j'avais prévu un devoir type bac avec une classe et je n'aime pas faire réviser les élèves "pour rien"...

 

Bref, si pour les élèves ayant le devoir, j'avais seulement 3 absents sur 34, pour l'autre classe ça a été une autre histoire : 15 absents sur 34 !! Alors que je leur ai bien dit en début d'année que je les préviendrais si je devais faire grève !!

Bref, ma super séance de Compréhension Orale sur vidéo a été un peu "gâchée", et c'est difficile de ne pas se mettre en colère, surtout que ceux qui sont là ne le méritent pas, au contraire !!

Vous trouvez ça normal, vous, que les élèves se dispensent de venir "parce qu'on n'avait que trois heures de cours aujourd'hui ?"...

Enfin, en général, le cours d'après, j'arrive avec le sourire (même si intérieurement je suis toujours furax) et je demande à tous les absents du cours précédent de m'écrire 10 lignes en anglais (ben oui, je suis prof d'anglais) sur les raisons de leur absence (maladie ou autres...). En général, ceux qui avaient fait l'effort de venir sont bien contents...

Et vous, comment ça s'est passé aujourd'hui ?

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Jeudi 2 février 2006
par profette publié dans : Le billet du moment

C'était insupportable…

L'attente, l'espoir à chaque fois que le site s'affichait, pour aussitôt être déçu devant la page blanche des résultats…

Mieux valait finalement recevoir sa réponse par courrier : une enveloppe dans le tas de lettre, dont on reconnaît l'en-tête et ça y est, la réponse est là… Bien sûr elle aurait de toute façon guetté le facteur, et elle aurait sûrement tremblé avant d'ouvrir la lettre, mais au moins il n'y aurait pas eu ces pics de stress qui s'enchaînaient les uns aux autres… Et il n'était que 10h du matin…

 

 

Sur le bureau, des tasses à moitié vides, certaines avaient déjà servi deux fois. Elle ne savait plus trop ce qu'elle avait pris, thé, tisanes, tout y était passé, et même un citron chaud pour essayer de se calmer un peu… Mais il aurait fallu bien plus que du citron pour y arriver… Tiens c'était une idée ça, et si elle se faisait un grog, pour voir ? Au moins elle serait occupée 5mn…

Mais rien à faire, l'écran la narguait, elle était droguée à la page qu'elle réactualisait sans cesse…
Le téléphone était débranché car elle savait que dès que les résultats seraient parus, qu'ils soient bons ou non, elle recevrait les coups de fil de la famille, des copains, des autres candidats… Et non, il lui fallait des minutes à elle pour après, soit pour savourer la joie… soit pour pleurer devant son année gâchée…
Une année à étudier des livres tellement en détail qu'au final on en a perdu la substance, à lire des ouvrages dans lesquels des "critiques" se sont épanchés et ont livré leur analyse en des termes si pointus qu'il faut les lire le dictionnaire dans l'autre main (et ce n'est pas chose facile, le dictionnaire étant lourd et peu pratique à transporter dans les transports en commun), à plancher sur des dissertations durant des heures pour qu'au final les douze pages soient rendues avec trois mots corrigés et un 2 lapidaire, à refuser les sorties parce qu'on a pris du retard dans ses lectures, bref, à vivre une vie de recluse… peut-être pour rien…

Sûrement pour rien… A attendre les résultats, le doute se fait plus fort et la raison nous crie : "il y aura tellement peu de reçus, pourquoi toi ? Tu le sais bien que tu as raté l'épreuve de dissert', et que tout le reste n'était pas terrible, c'est fichu, n'y crois pas, ça va être trop dur après…"

 

 

Oui mais… zut, elle avait travaillé dur quand même, elle en avait des connaissances et puis elle avait pris du recul par rapport à son échec de l'an passé… Car elle avait déjà échoué l'année d'avant, et ce, dès les écrits… Une sacrée claque car la bonne élève qu'elle avait toujours été ne s'attendait pas du tout au jugement impitoyable du jury… Eh oui, mademoiselle, ce n'est pas un diplôme, c'est un concours, et il y en a eu de meilleurs que vous aujourd'hui…

Et voilà, déjà une année de perdue, un prêt étudiant dont l'échéance de remboursement se rapprochait, l'humiliation, oui, humiliation devant son échec, tout cela, elle l'avait déjà vécu…

Et elle s'était battue deux fois plus cette année, elle avait vraiment mis les bouchées doubles pour que cela n'arrive pas à nouveau… Elle y avait cru jusqu'au bout.
Mais là, elle n'était plus sûre de rien…
Nadine lui avait dit, pourtant, "ne reste pas chez toi, sors, viens on va aller faire du shopping, un cinoche, n'importe quoi…" Mais non, il lui fallait être là et VOIR les résultats s'afficher. Certainement une tendance masochiste.

Allez, encore un clic et s'il n'y avait rien de nouveau, elle allait nettoyer toutes ces tasses et elle s'interdirait de revenir à l'ordinateur durant les quinze prochaines minutes.

 

 

Eh là, mais il y a quelque chose de nouveau sur le site de Publinet… Ca bouge, ça y est…

Le cœur battant à tout rompre, elle clique frénétiquement : ça y est, les résultats viennent de tomber… Mais où, où est-elle ? Elle a beau cliquer et cliquer encore, seulement deux pages de noms sont affichés… Et elle ne figure sur aucune…

"Mais ce n'est pas possible, ce ne sont pas seulement les candidats en A et en B qui ont été pris", gémit-elle à voix haute ! Capucin sursaute sur le coussin à côté.

Une minute puis deux se passent. Rien… Seules les deux premières initiales ont été rentrées ou affichées et l'attente devient pire encore… Et plus question d'aller se faire une tisane, là, ça peut tomber d'une minute à l'autre…

Impossible de rester calmement assise à l'ordinateur, elle se lève brusquement et se met à faire les cent pas. Capucin, pourtant si compréhensif d'habitude, se lève aussi, prend cet air agacé qu'ont parfois les chats, et sort de la pièce. Non c'est vrai, aujourd'hui c'est intenable, impossible de dormir tranquillement avec une tension pareille dans la pièce.

C'est alors que tout s'enchaîne… Comme par magie, toute la liste s'affiche et curieusement c'est sa main qui s'arrête. L'angoisse la reprend toute entière, les larmes sont déjà là, prêtes à couler…
Plus qu'un clic et ça y est, c'est sa lettre qui défile… C'est difficile de lire avec les yeux embués, elle a du mal, hésite, lit un nom… Le relit…
C'est le sien.

C'est le sien !

Un hurlement de joie, les larmes qui coulent, le sourire, oh, un si grand sourire qu'il lui semble qu'elle va éclater…

A cet instant, Profette est fière, si fière, et heureuse, tellement heureuse : ça y est, elle est professeur.

***

Vous venez de lire le premier chapitre des "Débuts de profette", un récit que je brûle d'écrire depuis quelques temps mais que je n'ai vraiment entrepris que depuis que j'ai créé ce blog. J'espère qu'au fil des "épisodes" vous vous retrouverez dans Profette, vous rierez de ses mésaventures ou pleurerez avec elle de ses déboires.

Bien sûr, ces "écrits" :rolleyes: sont ma propriété et blablabla...
Et si vous êtes éditeur et que vous aimez les aventures de Profette, faites-moi signe !
:D

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Dimanche 29 janvier 2006
par profette publié dans : Récit
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