Un an...
Une année entière à les côtoyer.
A dénicher le juste dans les copies, à lutter contre la flemme, l'insouciance ou le désespoir, à travailler dur pour rendre les cours attractifs, à combattre les lacunes, à jongler avec les
horaires pour pouvoir dialoguer avant qu'il ne soit trop tard, à arpenter couloirs et routes pour, simplement, être là...
A les aimer, pauvre idiote que tu es...
Et au dernier cours... zéro.
Zéro élève présent.
Qu'est-ce que tu croyais ?
Que tu étais un prof dans la lignée des Robin Williams dans Dead Poet Society ou Michelle Pfeiffer dans Dangerous Minds ? Qu'ils allaient monter sur les chaises ou te lancer des bonbons ? Pfff, pathétique...
Bon, c'est vrai, il y en a tout de même eu un qui, à la fin du cours, est venu, t'a serré la main et t'a dit : « je ne serai pas là la semaine prochaine, mais je voulais vous
dire merci pour tout. »
Ca compte ces mots-là. Surtout venant d'un grand timide.
Ils te manquent, hein ?
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Bon, comme vous pouvez le voir, je me parle à moi-même. C'est grave, docteur ?
Toutes mes excuses pour mon long silence, je n'avais pas un super moral.
Pourtant plein de choses à dire, plein de brouillons commencés, mais manque d'énergie et mots en fuite.
Et maintenant vous savez pourquoi.















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